L’Adagio d’Albinoni n’est pas de Tomaso

 

L’adagio d’Albinoni… Une merveille pour mon cœur et mon oreille musicienne.

D’aucuns trouveront ce morceau déprimant, voire à la limite d’inviter au suicide (hein celle qui se reconnaîtra ☺️)
Pour moi, même si les notes sont teintées de mélancolie, elles mènent à l’intériorisation, m’invitent à entrer dans cette bulle que j’affectionne pour fuir les bruits assourdissants de toutes sortes et me permettre d’être tout-à-fait moi, sans le masque que la vie nous impose parfois de porter.
Cet adagio est une pulsation du cœur, une respiration dont j’ai besoin, dont je me nourris  aussi et l’interprétation de ce violoncelliste dont je découvre le talent me remue les tripes, vient me chercher sur le terrain de l’émotion dont j’ai particulièrement besoin en ce moment. 

Mais au fait, saviez-vous que ce magnifique adagio d’Albinoni n’est pas de lui ?

C’est Remo Gazotto, musicologue du 20e siècle, qui ressuscite le compositeur de la fin du 17e siècle.
« Tous ces sons de Venise, mais aussi la musique qu’il entend à l’église, l’orgue, les violons qui gazouillent, les voix qui s’envolent…: Tomaso Albinoni demande un jour à étudier la musique. »
Pourtant promis à reprendre la succession de l’usine de papier après la mort de son père, c’est son violon que Tomaso court retrouver dans ses moments libres.
Quand son père décède, il laisse l’entreprise familiale à ses frères cadets pour se consacrer entièrement à sa musique. Grand bien lui prit.

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