Tristesses de Novembre

 

Tristesses de Novembre

Il n’est plus triste mois que celui de novembre
Où l’on fête les morts en touches de couleurs
Sur le marbre posées pour fleurir les douleurs
De souvenirs en pots présents jusqu’à décembre.

Souvent les parapluies conduisent le cortège
De familles rassemblées autour des disparus
Racontant, tour à tour, les agréments vécus,
Et ces hasards heureux d’avoir ce privilège.

Je ne foulerai pas le sol du cimetière
De feuilles recouvert ajoutant le chagrin
D’un hiver annoncé sans un joyeux refrain
A mes jours déjà gris dont je suis prisonnière.

Cependant mes pensées s’en iront, vagabondes,
Vers ceux que j’ai aimés, hier ou aujourd’hui,
Ceux partis à jamais, les autres qui ont fui
Pour d’autres horizons aux amours plus fécondes.

© Michèle/Moun

Vue sur le cimetière de Gruissan dans l’Aude
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