Le vide-amour

Le vide-amour

Comment aurait-il su ?

Quand un souffle de vie caressait ses sommeils
de la chaleur d’un corps au brasier des réveils
Dans la fièvre des peaux et la flamme des jours
Le plein-amour…

Comment aurait-il su

La nuit ombrée de ses mystères
Le lit abandonné, hanté par sa présence,
Fantôme couronné d’or et de diamants
Et la veuve noirceur à pleurer son étoile,
Unique réconfort à sa désolation !
Paradoxe du cœur qui aime et qui pleure
La nuit cruelle …

Comment aurait-il su

L’ébène de ses nuits, le vide de son âme,
Le souvenir brûlant de la femme adorée
Captive d’un nuage éteint ?

Et la mort à survivre,
Solitude blottie en d’autres bras,
La chercher dans le miroir
Où git une pâle copie
De son éternelle étoile ?

Avant… le vide-amour …
Comment aurait-il su ?

© Moun/Michèle
Décembre 2007

Un soir de pleine lune à Carcassonne

La version rimee et calibrée 😁

Le vide-amour

Que savait-il, hier, de l’ombre et ses mystères,
Quand un souffle de vie caressait ses sommeils,
Que la chaleur d’un corps embrasait ses réveils,
Dans la fièvre de peau enflammée de lumières ?

Que savait-il d’un lit hanté par la présence
De l’amour disparu qui s’agrippe au présent,
Fantôme couronné d’or et de diamant
Dont le manque cruel bannit la renaissance ?

De la veuve noirceur à pleurer son étoile,
Unique réconfort à sa désolation,
Paradoxe du coeur où survit l’illusion,
De revoir son aura sous l’astre qui la voile ?

Comment aurait-il su le vide de son âme,
L’ébène de ses nuits quand un nuage éteint
L’angélique brasier du souvenir divin ?
Oh ! l’épouse envolée que l’aède réclame !

Qu’il lui faudrait survivre en étouffant ses larmes,
Découvrir un sosie de la femme au miroir,
Une pâle copie, petite étoile au noir,
Qui comblerait l’ennui, l’envie et ses alarmes ?

© Moun/Michèle

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Le petit jardin aux mots bleus

Le petit jardin aux mots bleus

C’est un petit jardin où fleurit la tendresse,
Le baiser échangé, quelquefois dérobé,
Caressé, soupiré, ignorant la sagesse
Qui nous privait, jadis, du plaisir espéré

J’ai le doux souvenir de ses lèvres éprises.
De folle frénésie, séduit, aimanté
Par l’unique saveur des miennes insoumises
Négligeant la raison pour l’attrait pimenté.

Ô fragiles émois qui rendent invincible
Et, la saison venue, empressés sur les bancs
De goûter au parfum d’un coeur irrésistible,
En oublient le regard souriant des passants.

C’est un petit jardin où l’amour se bécote,
Où les âmes en fleurs parlent avec leurs yeux,
Écrivant en mots bleus l’émotion qui chuchote
Ce que dicte l’émoi de tous les amoureux.

© ✍️ Il y a quelques années

Belle soirée à toutes et tous 🤗😙😘

📸 La belle Helena qui trône au square Gambetta de Carcassonne.

Tristesses de Novembre

 

Tristesses de Novembre

Il n’est plus triste mois que celui de novembre
Où l’on fête les morts en touches de couleurs
Sur le marbre posées pour fleurir les douleurs
De souvenirs en pots présents jusqu’à décembre.

Souvent les parapluies conduisent le cortège
De familles rassemblées autour des disparus
Racontant, tour à tour, les agréments vécus,
Et ces hasards heureux d’avoir ce privilège.

Je ne foulerai pas le sol du cimetière
De feuilles recouvert ajoutant le chagrin
D’un hiver annoncé sans un joyeux refrain
A mes jours déjà gris dont je suis prisonnière.

Cependant mes pensées s’en iront, vagabondes,
Vers ceux que j’ai aimés, hier ou aujourd’hui,
Ceux partis à jamais, les autres qui ont fui
Pour d’autres horizons aux amours plus fécondes.

© Michèle/Moun

Vue sur le cimetière de Gruissan dans l’Aude

Avant que l’aube…

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Pour vous remettre un peu dans le bain… 😁

Avant que l’aube…

 

Je spleene quand les nues se rassasient de lune
Les fantômes tapis derrière la mémoire
Secouent les souvenirs, ô sombre désespoir,
Quand je poursuis le clair dans l’obscur de la brune.

A l’ombre des ramées d’un éther noir coton,
Je regarde, troublée, mes craintes de l’enfance
Lorsque, bougeoir éteint, je sanglotais l’absence
D’une auréole d’or tamisée au plafond.

Immenses les instants où l’inconnu domine,
Où le silence bruit dans le soir qui gémit !
Je sais le clair du jour que le soleil satine,
Dans l’entrebaillement du couloir de la nuit.

Nuages en péril peuvent croquer la lune,
Dame mélancolie et son lot de pantins
Ne seront, désormais, que rappels d’infortune
De ces tristes moments d’amours sans lendemains.

© Moun ✍️ de 2014

Quelques notes de pluie sur un clavier

Quelques notes de pluie sur un clavier

Quelques notes d’amour dans le noir crépuscule,
Petit rêve de nuit qui se joue à huis-clos
Et commence la vie dessous l’astre nouveau
Entre rires et pluie sur le soir funambule…

Fuis le désir obscur de l’étreinte fétide,
Oublie la nostalgie du vieux clavier rouillé
Qui bruit, indifférent au refrain printanier
Quand chaloupe ton cœur sur la vague torride.

Tombe, tombe la pluie en gouttes nostalgiques,
Funèbre mélopée aux accents discordants
Tel un vent qui gémit ses regrets déchirants,
Le soleil essuiera tes larmes impudiques.

© Michèle B (2018)
#citation #poésie #poesie #poetry #poem

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Tout en douceur

J’ai aimé des endroits où secrètement
le soleil se laissait caresser.
Où étaient passées des lèvres,
où les mains avaient couru innocentes,
le soleil brûle.
J’ai aimé comme on brise la pierre,
comme on se perd
dans l’insensible floraison de l’air.
#citation Eugénio de Andrade
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« Un torrent solitaire à l’onde vive et claire
Écoute avec envie ce rire au chant soyeux
Se plaît à rêverie dans son flot légendaire
Apaise son ardeur que l’on sait téméraire
Et fredonne l’amour au refrain si joyeux
Le soleil dans le coeur, le soleil dans les yeux. »
©Michèle B.
#poésie #citation #extrait
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Étang de Bages dans l’Aude avril 2018 photo téléphone

« Il n’est rien de plus fort que la douceur, c’est elle qui met notre âme dans une sérénité continuelle, elle la place au port, à l’abri des vents et des orages, et elle lui fait goûter d’ineffables délices » .

#Citation de Jean Chrysostome