Illusions perdues

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Illusions perdues

Entendez la clameur du bon peuple de France
Il foule le pavé pour crier son malheur
De se voir appauvri, pillé par un seigneur
Qui n’a cure des siens et de leur indigence.

Déshabiller les Paul était belle promesse
Pour les Pierre vêtir mais à peine nombreux
Qu’il vous faut dépouiller jusqu’aux nécessiteux
En taxant toujours plus leur minimum richesse.

Et votre avidité jamais ne se termine,
Il ne faut négliger l’argent des retraités ;
Imposez leur pension, leurs besoins limités
Supporteront l’impôt ; plus rien ne les chagrine.

Monsieur le Président, cessez la politique
Avant que mon pays sombre dans le chaos.
N’avez-vous point de coeur pour déplumer le dos
De vos concitoyens ? Entendez ma supplique…

© ✍️ de Janvier 2014 (oui 2014) 😬

Passez une très belle journée et pour changer la tristesse, la rage ou je ne sais quoi en joie et sourire, voici un groupe de Corrèze qui met la peche ♥️

Je serai moins présente la semaine à venir, ma fille va transformer ces futurs jours en tornades de vie.

 

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Tristesses de Novembre

 

Tristesses de Novembre

Il n’est plus triste mois que celui de novembre
Où l’on fête les morts en touches de couleurs
Sur le marbre posées pour fleurir les douleurs
De souvenirs en pots présents jusqu’à décembre.

Souvent les parapluies conduisent le cortège
De familles rassemblées autour des disparus
Racontant, tour à tour, les agréments vécus,
Et ces hasards heureux d’avoir ce privilège.

Je ne foulerai pas le sol du cimetière
De feuilles recouvert ajoutant le chagrin
D’un hiver annoncé sans un joyeux refrain
A mes jours déjà gris dont je suis prisonnière.

Cependant mes pensées s’en iront, vagabondes,
Vers ceux que j’ai aimés, hier ou aujourd’hui,
Ceux partis à jamais, les autres qui ont fui
Pour d’autres horizons aux amours plus fécondes.

© Michèle/Moun

Vue sur le cimetière de Gruissan dans l’Aude

Avant que l’aube…

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Pour vous remettre un peu dans le bain… 😁

Avant que l’aube…

 

Je spleene quand les nues se rassasient de lune
Les fantômes tapis derrière la mémoire
Secouent les souvenirs, ô sombre désespoir,
Quand je poursuis le clair dans l’obscur de la brune.

A l’ombre des ramées d’un éther noir coton,
Je regarde, troublée, mes craintes de l’enfance
Lorsque, bougeoir éteint, je sanglotais l’absence
D’une auréole d’or tamisée au plafond.

Immenses les instants où l’inconnu domine,
Où le silence bruit dans le soir qui gémit !
Je sais le clair du jour que le soleil satine,
Dans l’entrebaillement du couloir de la nuit.

Nuages en péril peuvent croquer la lune,
Dame mélancolie et son lot de pantins
Ne seront, désormais, que rappels d’infortune
De ces tristes moments d’amours sans lendemains.

© Moun ✍️ de 2014

Quelques notes de pluie sur un clavier

Quelques notes de pluie sur un clavier

Quelques notes d’amour dans le noir crépuscule,
Petit rêve de nuit qui se joue à huis-clos
Et commence la vie dessous l’astre nouveau
Entre rires et pluie sur le soir funambule…

Fuis le désir obscur de l’étreinte fétide,
Oublie la nostalgie du vieux clavier rouillé
Qui bruit, indifférent au refrain printanier
Quand chaloupe ton cœur sur la vague torride.

Tombe, tombe la pluie en gouttes nostalgiques,
Funèbre mélopée aux accents discordants
Tel un vent qui gémit ses regrets déchirants,
Le soleil essuiera tes larmes impudiques.

© Michèle B (2018)
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